Différentes espèces

Dès que l’on aperçoit un oiseau noir, on l’appelle « corbeau ».
Pourtant, dans la grande famille des Corvidés (ordre des Passereaux), nombreuses sont les espèces de couleur sombre.
Voici une présentation de quelques unes d’entre elles, sans oublier les corvidés colorés, souvent bien plus appréciés !

Les corvidés partagent plusieurs caractéristiques :

savoirUne extraordinaire capacité d’adaptation.
Leur répartition géographique s’étend sur tout le globe, avec une présence en zones urbaines et rurales.
Ils sont omnivores opportunistes (avec cependant de nettes différences dans les choix alimentaires, selon l’espèce).

Il n’y a pas de dimorphisme sexuel : mâles et femelles ne peuvent être différenciés visuellement.
Les corvidés sont monogames : ils vivent en couples unis à vie, et partagent toutes leurs occupations, tout au long de l’année. Ils se reproduisent (annuellement) uniquement si les conditions sont favorables : disposer d’un site de nidification, et de ressources alimentaires suffisantes.
Les parents corvidés défendent farouchement leurs petits. Si un danger se présente, il peut même arriver que plusieurs membres d’espèces différentes s’allient contre l’intrus .Par exemple, après qu’il se soit approché d’un nid de pies, on a observé des pies et des corneilles harceler un chat. Le harcèlement peut durer plusieurs semaines après l’incident.
Les deux parents élèvent ensemble leurs juvéniles, sur une longue période qui s’étend bien après l’envol des jeunes.

Ils sont surtout connus du grand public pour leurs dispositions cognitives et démontrent également une intelligence sociale tout à fait remarquable.
Enfin, fait rarement observé dans le règne animal, on note chez les corvidés une disposition marquée pour le jeu,
y compris à l’âge adulte. 


Découvrons les corvidés que l’on peut rencontrer en France :

Choucas des Tours (Corvus Monedula).

Le plus petit, avec un poids de 150 à 230 grammes.

Facilement reconnaissable, avec sa nuque grise et ses yeux argentés, il niche dans les anfractuosités des falaises et des bâtiments, ou dans les cavités des platanes. Malheureusement pour lui, faute de sites adéquats, il s’installe aussi parfois dans des conduits de cheminée.

Ses cris sont des«piaks» caractéristiques, assez aigus, et répétés. On peut observer, lors des vols de groupes de choucas, la manière dont ils vocalisent pour communiquer. Il n’est jamais seul, et peut se regrouper en colonies importantes. Il arrive qu’il partage son dortoir avec des corneilles ou des corbeaux freux. Cependant, ils ne nichent pas dans les mêmes arbres.

 

Corneille Noire (Corvus Corone).

De plus en plus présente dans les villes, entièrement noire, du bout du bec jusqu’aux griffes, elle est assez massive, et pèse 400 à 500 grammes environ.

En hiver, on peut la rencontrer en groupes composés de freux et de choucas, mais le couple nicheur a son propre territoire, qu’il défend contre les intrusions, n’hésitant pas à chasser les autres corvidés, ou même des rapaces beaucoup plus gros que lui.

 

 

Corbeau Freux (Corvus Frugilegus).

On le rencontre toujours en bandes, souvent dans les champs cultivés, il partage avec la corneille noire l’hostilité des cultivateurs, qui l’accusent de ravager leur récolte.

Jusqu’à l’âge d’un an, il est difficile à différencier de la corneille. Adulte, on le reconnait facilement à son bec gris, déplumé à sa base, qui donne l’impression d’être très long. Il offre aussi de très riches reflets colorés bleu violacé sur la nuque et les ailes. Extrêmement bavards, les freux communiquent énormément avec les membres de leur groupe. 

Il ne niche qu’en colonie, et construit son nid tout en haut d’arbres très hauts, suffisamment nombreux pour permettre à tous de s’établir.

 

 

 

Et enfin, le rarissime Grand Corbeau (Corvus Corax), difficile à apercevoir.

Le plus grand des corvidés avec son envergure d’1 mètre 50, son bec trapu et sa voix rauque.

Il vit en couple dans de grands territoires comportant généralement des falaises, près desquelles on peut le voir planer en altitude.

Il défend ce territoire contre toute tentative d’intrusion. Le Grand Corbeau avait quasiment disparu de notre pays, chassé à outrance pendant les derniers siècles. Bénéficiant d’un statut de protection, on observe son retour significatif dans plusieurs régions de France.

 

 

Et puis, rajoutons la Pie (pica pica), qui n’est pas un corvidé entièrement noir, mais qui partage avec les membres de cette famille, le bien triste privilège d’être chassable, et souvent mal aimée.

La pie est un corvidé d’une étonnante intelligence, peu farouche. Son plumage, entièrement noir sur la tête, devient bleuté sur les ailes ; les longues plumes de sa queue sont mordorées.

C’est un oiseau strictement monogame, qui tisse des liens familiaux très fort avec ses petits.

 

 

CE QU’IL MANGE

Le corvidé est omnivore, ce qui veut dire que, comme nous, il a un régime varié: viande (insectes, larves, invertébrés ou très petits animaux), céréales, fruits et légumes à l’occasion. En fait, même s’il préfère la viande, il s’adapte à ce qu’il trouve. C’est pourquoi on le croise de plus en plus souvent en ville, où il a découvert que nos poubelles fournissent de quoi se nourrir. On dit de ces oiseaux qu’ils sont  » omnivores opportunistes ».

SA PETITE VIE

Le jeune corbeau se détache de ses parents, il rejoint un groupe d’autres jeunes. Ils passent beaucoup de temps à jouer, et … à essayer de trouver une compagne ! Quand le couple est constitué, c’est pour la vie. Les oiseaux ne se séparent plus et partagent toutes les activités : ils cherchent de la nourriture, dorment et se déplacent ensemble. Pour construire le nid et élever les petits, ils collaborent également. Ils nichent au maximum une fois par an, si les conditions sont bonnes.

Ce sont des animaux sociaux pour la plupart d’entre eux. C’est-à-dire qu’ils vivent au sein d’un grand groupe de plusieurs dizaines ou centaines d’oiseaux, notamment le freux, ou le choucas. Ce qui implique la nécessité de reconnaître un grand nombre d’individus.

L’INTELLIGENCE DU CORBEAU

Le corbeau est l’un des rares animaux à pouvoir utiliser un outil, voire à le fabriquer. Il est aussi capable de résoudre des problèmes complexes, de compter. Bref, il est reconnu comme très intelligent. D’ailleurs, partout dans le monde, des universités l’étudient, afin de mieux le connaitre. Voir notre   page comportement

 

 

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