le Corbeau Freux (Corvus frugilegus)

Description du Corbeau freux

Le corbeau freux pèse entre 360 et 530g, pour une taille d’environ 50 cm et une envergure moyenne de 90 cm.
Placé à côté d’une corneille noire, avec laquelle il est souvent confondu, on remarque son allure plus élancée, alors que cette dernière paraît plus trapue.

corbeau freux

Le plumage du freux est d’un noir profond, bleuté sur la tête et le cou, avec des reflets verts et violets sur les ailes, très brillant, donnant l’impression que le plumage est « ciré ».
Les différences majeures avec la corneille se trouvent sur le bec et le ventre : en effet, au cours de sa deuxième année, le freux perd les plumes recouvrant la base de son bec, laissant apparaitre une peau grisâtre et découvrant l’orifice nasal.
Adulte, il présente une autre caractéristique : la longueur des plumes du bas-ventre couvre le haut des pattes, formant une sorte de « pantalon ».
Enfin, son crâne peut apparaitre légèrement plus bombé que celui de la corneille.
Ainsi les juvéniles de corbeaux freux et de corneilles noires sont extrêmement difficiles à différencier, si ce n’est par leur cri ; les corbeaux juvéniles vocalisent bien plus fréquemment que les petits de la corneille noire.

En vol : contrairement à ce qu’on peut lire sur internet, le corbeau freux ne peut être différencié de la corneille selon ses aptitudes à planer, qui est un trait identifiable chez le grand corbeau.
Au sol : selon les circonstances, freux et corneilles marchent ou sautillent. Le mouvement choisi dépend de la nature du sol, et de l’objectif du déplacement.


Il s’agit de l’espèce à laquelle appartenait Lazare, le corbeau à l’origine de la création de l’association.♥

 

 

Habitat du Corbeau freux

 
Le corbeau freux est un oiseau de plaine, présent dans de nombreuses régions de France, bien qu’il soit peu adapté au climat chaud et sec du sud-est.
Son habitat de prédilection est constitué de plaines cultivées, et il affectionne les grandes étendues et les milieux ouverts. Il a besoin de vastes prairies et terres labourables, idéalement situées à proximité de points d’eau.
Il est absent du littoral et des zones montagneuses.

Malgré son naturel farouche, on peut l’observer dans certains parcs urbains, aux heures de moindre fréquentation.
Contrairement à la corneille noire, ce n’est pas un oiseau territorial : il peut effectuer de longs déplacements quotidiens, et changer de site de repos  fréquemment. Ainsi un même dortoir peut être occupé successivement par différentes colonies.
Le biotope idéal de l’espèce en période de reproduction est constitué d’alignement ou de bouquets d’arbres hauts, à proximité d’un fleuve et de ressources alimentaires facilement accessibles.

Migrateurs partiels, les corbeaux freux des régions de l’Est de l’Europe sont présents en France en hiver.
Ainsi les populations autochtones peuvent donner ponctuellement une impression d’effectif augmenté, jusqu’à la période de reproduction qui incite les colonies des pays voisins à rejoindre leurs zones de nidification habituelles.

Écologie du Corbeau freux

La grande caractéristique du corbeau freux est son grégarisme : il est quasiment impossible de croiser un corbeau freux seul. Il évolue au sein de colonies denses qui sont un gage de protection, et au cœur desquelles des liens sociaux complexes sont tissés. Cette particularité nécessite des dispositions sociales fines, permettant de maintenir la cohésion de la communauté.
Le freux est d’un naturel plutôt tolérant, et on croise souvent sur les points de nourrissage, ou dans les dortoirs, d’autres corvidés mêlés à la colonie.cri_lazare
L’unique période de reproduction annuelle débute tôt chez cette espèce, peu après le solstice d’hiver. Les couples reviennent sur le site habituel, et consolident ou reconstruisent leurs nids. Dans ces colonies denses, les tensions, les infidélités et les vols de matériaux ne sont pas rares et peuvent donner lieu à des frictions. Ce qui contribue à la cacophonie alimentée par le chant des mâles affirmant leur position.

nichée de freuxLe corbeau freux s’installe volontiers en ville pour nicher.
Parmi les explications probables figurent la pression de chasse et la raréfaction des alignements d’arbres hauts, en zone rurale.
Le succès de reproduction est largement dépendant de la disponibilité des ressources à proximité.

Les parents élèvent ensemble leurs poussins pendant les 5 à 6 semaines qui précèdent l’envol. Dès l’âge de 7-8 semaines, les petits corbeaux suivent les adultes lors des déplacements quotidiens.
La corbeautière est abandonnée quand tous les jeunes de la colonie sont aptes à suivre le groupe. Les nids peuvent ensuite être occupés par certains rapaces diurnes ou nocturnes, ainsi que des écureuils. Le taux de mortalité des juvéniles lors de la première année atteint 80 voir 90%.

 

 

 

 

Biologie du Corbeau freux

Omnivore au régime alimentaire particulièrement varié, tant végétal que carné, le corbeau freux affiche une très nette préférence pour les larves et les insectes. Son bec long et fin, dénudé à sa base, lui permet de fouiller la terre avec une remarquable efficacité.
On le croise très souvent dans les terres fraîchement retournées, à la recherche de larves d’insectes. Malheureusement, lorsque des semis ont été positionnés dans les jours suivants cette mise à nu, les corbeaux peuvent consommer les graines et causer des ravages non négligeables. (protection des espaces agricoles)
Lorsqu’on l’accuse de dégrader des terrains de sport, c’est toujours  sa recherche de larves qui est en cause : il repère  très rapidement la présence de ces ravageurs sous les pelouses ( protection terrain de sport)
Le freux n’est pas chasseur : il ne poursuit pas ses proies, et se limite à la consommation de larves, ou d’insectes peu véloces. Il ne dédaigne cependant pas les cadavres de micromammifères, batraciens, …
Contrairement à la corneille avec laquelle il est trop souvent confondu, il ne prédate pas les œufs et les oisillons des autres espèces.
(Notre place dans la biodiversité 

 

Statut juridique du Corbeau freux en France

       

En France, le corbeau freux est classé parmi les espèces chassables. Il a donc un statut de « gibier ».
De plus, dans de nombreux départements, il peut être classé comme « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD)  voir carte , ce qui a pour conséquence de permettre qu’il soit piégé et tué par tirs, en dehors des périodes de chasse (et notamment en période d’élevage de ses petits).

source Vigie Nature

Si vous êtes témoin d’opérations de tirs ou de piégeage, vous pouvez nous contacter,
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